La datation par le radiocarbone est sans doute la méthode de datation absolue la plus connue et la plus utilisée à l’heure actuelle. Elle fait appel au cycle du carbone, et plus particulièrement à l’un de ses isotopes, le carbone 14 ou radiocarbone, qui est absorbé et stocké par les matières vivantes, puis qui disparaît progressivement selon un schéma bien établi après la mort. C’est la mesure du carbone 14 résiduel dans un corps et sa comparaison avec la teneur normale au sein d’une matière vivante qui va nous permettre de restituer la date de mort.
Plusieurs technologies permettent de mesure la teneur en radiocarbone: le comptage de radioactivité, dite méthode classique, et la spectrométrie de masse couplée avec un accélérateur de particules, dite méthode AMS. La méthode classique est moins onéreuse que la méthode AMS mais aussi moins précise et plus gourmande en terme de dimension de l’échantillon.
Il est possible de dater un grand nombre de matériaux par le radiocarbone, le seul critère étant qu’ils contiennent de la matière carbonée. De par ce principe, tous les tissus d’origine animale ou végétale sont concernés: bois, plantes, os, coquillage, etc. Le choix de l’échantillon est néanmoins crucial car celui-ci peut avoir subi des pollutions ultérieures (ruissellement, animaux fouisseurs, etc) qui influenceront le résultat de l’analyse.
La datation radiocarbone peut être utilisée pour dater un évènement, une couche mais aussi faire partie d’un programme pluri-disciplinaire beaucoup plus large et participer au re-cadrage chronologique des données acquises.