Tous les sédiments contiennent de la matière organique. Néanmoins on ne la distingue réellement à l’oeil nu que lorsqu’elle relève d’un amoncellement significatif de plantes. La plupart du temps, il s’agit en fait concrètement de zones de rejet anthropiques ou de sols en développement.
On mesure la quantité de matière organique contenue dans le sédiment en brûlant celui-ci et en enregistrant les différences de poids au début et à la fin de l’expérience. On réalise généralement ce test lorsque l’on souhaite améliorer sa compréhension d’une séquence stratigraphique, lorsque des changements dans la nature d’une couche organique sont visibles et que l’on craint l’existence de hiatus ou de phase d’érosion intermédiaire, ou encore lorsque l’on souhaite comprendre l’alternance des phases de sédimentation et de formation de sol.